1 - Résistance

1) La forme de l'oeuf  (cf : expérience 6 - Recherche de la masse maximale qu'un oeuf de poule cru peut supporter)

      L’œuf d’oiseau est de forme ovoïde. Cette caractéristique lui permet de former un cercle fermé lorsqu’il roule. De cette manière il ne peut pas tomber d’une falaise, si un nid y est situé, comme pour les rapaces et les oiseaux marins.

      C’est justement  la forme de l’œuf qui permet une répartition des forces quasiment optimale. Pour que la résistance soit maximum, il aurait fallu que l’œuf soit de forme sphérique. Ainsi, il aurait encore mieux résisté aux pressions extérieures.                                                                                                                                                                         On admet qu’un œuf est parfaitement symétrique, et dans ce cas la répartition des forces est aussi parfaite, elle sera égale en tout point de l’œuf.

Remarque :                                                                                                                                                                                                          Avant d’être contracté par les muscles de la poule qui permettent d’expulser l’œuf, il est presque sphérique. Son explusion lors de la ponte est d’ailleurs la première pression à laquelle il doit résister.

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   Dans l’expérience 6, les forces exercées par les poids en fonte sur le haut de la coquille sont compensées à l’autre extrême de l’œuf. La force se dirige du haut vers le bas. De la même façon les forces provenant du socle qui stabilise l’œuf agissent de bas en haut. Les deux forces se rencontrent au milieu de l’œuf et peuvent ainsi se compenser, car nous admettons que l’œuf est symétrique.                                                                                                                                                                                                          Mais pour que l’œuf résiste il faut que les forces exercées par les poids en fonte et celles exercées par le socle soient égales.

 

2)  La coquille (cf : expérience 6 - Recherche de la masse maximale qu'un oeuf de poule cru peut supporter)

      A première vue, la coquille d’œuf n’a pas l’air solide car elle est très fine : environ 0,3 mm d’épaisseur. Pourtant elle est très résistante.

      Les cristaux minéraux qui constituent la coquille de l’œuf ont tous une extrémité orientée  vers le centre de l’œuf. De plus, les cristaux ont des aspérités (des irrégularités)  qui s’entrecroisent avec les cristaux voisins. Par conséquent une sorte de chaine de cristaux est formée.                                                                                                                                                                            Ainsi lorsqu’une pression extérieure est exercée sur la coquille, les cristaux vont s’appuyer les uns sur les autres. C’est le même système que pour les voutes des églises du XXème au XIIème siècle  

      De plus les pellicules internes de l’œuf, donnent une certaine élasticité à la coquille.

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INRA

Remarque : La pression nécessaire pour fracturer la coquille d’un œuf est proportionnelle à la taille de l’œuf. Plus l’œuf est gros, plus la pression nécessitée pour le fracturer est importante.

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